Écho de la Mate

L'écho de la Mate de Prades (Ariège)

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Troupeau de vaches sous le Scaramus

Le pastoralisme

Le pastoralisme, c’est l’ensemble des activités d’élevage valorisant la végétation spontanée et naturelle par le pâturage des troupeaux, pour assurer leur alimentation.

Icone du pastoralisme à Prades

C’est un élément clé dans l’autonomie alimentaire et l’économie des élevages ariégeois.

 

C’est une contribution environnementale dans le maintien des paysages, l’entretien de la montagne, la stabilisation des sols, le débroussaillage et la prévention contre les incendies, l’entretien des chemins, la préservation de la biodiversité grâce au maintien des milieux ouverts.

 

C’est un ensemble d’organisations humaines et techniques, et de savoir-faire (déplacements des troupeaux, gestion des milieux, soins des animaux).

Le pâturage contribue à la formation et au maintien d’une partie importante de la biodiversité des territoires de montagne. L’activité pastorale constitue une condition sine qua non du maintien de la mosaïque de milieux naturels qui permet cette biodiversité.

 

Sans pâturage, la majorité des pelouses et des landes de montagne se boiseraient et cette fermeture du milieu et du paysage aurait un impact certain sur la raréfaction, voire la disparition de certaines espèces (flore, faune) qui s’y trouvent.

Le pastoralisme en Ariège

Les vaches aux estives de Prades

Les pâturages d’altitude représentent près d’un quart de la surface de toute l’Ariège.

Des centaines d’unités pastorales (les “estives”) sont situées à une altitude moyenne de 1700 m ; les estives ovines étant généralement situées à plus de 1800 m d’altitude.

Une estive est une unité pastorale d’au moins 10 ha d’un seul tenant, gérée collectivement ou non, sans retour journalier du ou des cheptels sur l’exploitation et située en zone de montagne.

Chaque année, ce sont près de 55 000 ovins et 12 500 bovins qui partent en transhumance vers leurs estives.

Voir le site de la Fédération Pastorale d’Ariège.

Le pastoralisme à Prades

Le pastoralisme à Prades est une tradition et l’on perpétue aujourd’hui ces pratiques indispensables au bon fonctionnement des exploitations locales.

 

À Prades, il y a 2 Associations Foncières Pastorales :

  • AFP du Roc du Scaramus créée en 1975, qui compte 800 ha.
  • AFP de Rieufret créée en 1991, qui compte 60 ha.

Ces 2 AFP sont utilisées du 20 mai au 20 octobre sont et entretenues par le Groupement Pastoral de Prades qui est composé de 12 éleveurs soit 4 GAEC (Groupement Agricole Exploitation en Commun).

L’estive de Prades (AFP roc du Scaramus) accueille aujourd’hui 420 vaches qui parcourent ainsi les différents quartiers clôturés, guidées par le vacher en fonction de la pousse de l’herbe (du plus précoce au plus tardif, Lourza et plateau de Sept-Cazes en mai-juin, puis secteur Audouze et des Ferrières en juillet-aout).

Elles pacagent, entretiennent et contribuent au maintien de la biodiversité de ces paysages oscillants entre 1450 m et 1900 m d’altitude.

C’est le vacher aidé ponctuellement par les éleveurs qui assure l’entretien des clôtures, des points d’eau, des pistes par le curage des rigoles, et au quotidien la surveillance et les soins aux animaux.

L’AFP de Rieufret est utilisée pour les génisses qui ne doivent pas être saillies et compte une quarantaine d’animaux.

Le Groupement Pastoral de Prades fait partie des groupements les plus actifs du département avec beaucoup de réalisations en partenariat avec les différents partenaires (État, région, département, Communauté de communes, commune, fédération pastorale) :

  • 2 impluviums pour l’abreuvement des vaches ;
  • 1 parc de contention fixe neuf et 1 parc mobile ;
  • 1 cabane pastorale aux normes ;
  • 1 captage d’eau aux normes ;
  • 30 km de clôture ;
  • 1 passage canadien à l’entrée des sites ;
  • 1 plan de débroussaillage annuel raisonné, mécanique et manuel selon les zones.

Ce sont toutes ces forces réunies qui contribuent à l’équilibre et à l’entretien de nos montagnes qu’il faut savoir préserver.

On parle des éleveurs pradéens...

Un article sur la Ferme de la Cavaillère dans le journal Plein Champ.